vendredi 8 juillet 2016

Bons plans à Paris : Japonais et écomnomique

Alors que les ventes de voitures diminuent radicalement cette année, non il n'y a pas qu'une Toyota qui soit Japonais(e) et économique (placement de produit).

En partant de ce principe nous nivelons pas par le plus haut mais énumérons les options :


Ce vietnamien qui tient un all-you can eat sushi depuis 1996 et qui a réussi à échapper à trois contrôles sanitaires cette année. Dans les 17 euros au final et uniquement pour les gros mangeurs, autant aller dans un faux japonais ou vous vous en sortirez avec un chirashi assortiment arrosé au mercure et autres substances chimiques pour 13,50. Le menu écrit en français, en espagnol, en chinois, en anglais.

Ensuite l'option  de Denis, employé de bureau qui commande des sushis chez Sushi shop s'il a du budget sinon chez planet sushi ou bozen qui axe sa clientèle sur des sushis cacher (une idée de génie vu la quantité de porcs dans un chirashi saumon). Pas de menu mais site internet.



Ensuite celle de ceux qui veulent manger plein de sushis sans trop payer. Aller chez Matsuri créez vous un compte en ligne (littéralement 57 secondes), réservez le soir où vous irez manger et profiterez de 5% mis sur un compte prime fidélité puis multiplié par 6 (plus difficile à expliquer qu'un montage financier suisse mais au final simple comme bonjour). Le principe, un tapis-roulant, ça défile, des assiettes de couleur, un prix. Ça ne sera pas toujours aussi frais que (lorsque vous invitez un ami parce que vous perdez un gros pari à) l'orient-extreme mais c'est bon et à chaque fois moins cher ( j'attends personnellement le jour où je repartirais avec de l'argent en sortant du restaurant). On s'en sort à 10-20 € par personne en ayant mangé pour 25-40 € (avec réductions). Menu en français (fréquence de clients disant chachimi ou chouchi).



Le tapis roulant du matsuri (rue du bac, Neuilly/Seine, Passy, Victor Hugo, Vincennes, la Défense, un peu partout en France )

Rue Ste-Anne, les classiques mais moins de sushis puisque vraie cuisine japonaise, pour trouver des vrais sushis allez au marché des enfants rouges où une authentique famille japonaise vous préparera d'encore plus authentiques chirashis  pour un peu plus cher que le grec du coin (6000 kcal et 1 infarctus garantis).



Autour de 10€/ personne. Le menu écrit sur une ardoise en japonais.



Le méchoui du Prince

Petite rue monsieur-le prince où Balzac avait l'habitude d'acheter son café, on discerne après l'avalanche de restaurants chipponais avec leurs classiques menus P13 ou C1925 à 12,50,  un restaurant encaissé dans la pente du trottoir : le méchoui du Prince ; le nom fait déjà voyager.


Un service impeccable vous conduit dans ce lieu atypique chargé d'images exotiques et orientales d'un Maroc d'antan, de tapisseries aux motifs des mille et une nuits mais aussi de poutres en bois du XVII ème siècle et de carrelage blanc de 1973 qui, quant à lui, est moins exotique.

L'endroit est assez sombre, ce qui ne risque pas de vous ennuyer, bien au contraire cela rappelle l'atmosphère d'un diner bédouin autour du feu. Pris dans ce désert où se mêle musique arabe des années 40 et 50 et parfums appétissants,  un bey vous apporte la carte.

Vous hésitez maintenant entre les dix sortes différentes de couscous qu'il y a sur la carte car vous avez faim. Pour les gastronomes, le couscous Fèz, parfumé à la fleur d'oranger avec de l'agneau, des amandes grillées et des raisins secs conviendra parfaitement. Pour les omnivores carnés, le couscous maison avec toutes les viandes possibles ou encore le couscous du prince, sa déclinaison plus copieuse et par conséquent plus chère va tout aussi bien.


Parlons de copieux. Les assiettes sont gigantesques, la semoule arrive dans un vase, les sauces et le bouillon arrivent dans une marmite gigantesque. Au bout d'un premier service, on hésite à se resservir mais c'est si bon que la question ne se pose même plus.

Les desserts sont surement très bons, bien du plaisir à ceux qui auront le courage, l'audace, la place de tenter cet épisode du déjeuner ou du dîner (plutôt le deuxième).

Moralité : en avoir pour son argent, dîner en famille ou entre amis, bien dormir le soir

Note : 16,8/ 20
Prix : 20 €/personne
Le mèchoui du Prince, 34 rue Monsieur-le-prince

mardi 28 juin 2016

Yuzu

Boulevard St-Germain, à côté de Solférino, il est bientôt midi. Remontez la rue de bellechasse, quasiment aussi active qu' à Tel-Aviv le samedi matin ou que n'importe quel lycée le mercredi à 17 h 25 et vous tomberez sur une heureuse surprise : un VRAI restaurant japonais (et non pas un vulgaire chipponais de quartier -10 % à emporter) qui ne paye pas de mine à priori. Il est en effet bien caché.

Dés qu'on entre une serveuse vraiment japonaise (puisqu'elle ne parle pas et ne comprend pas le français) vous accueille et vous placera (pas forcément très bien d'ailleurs). L'ambiance est assez sereine, il y a généralement peu de monde, il fait toujours assez chaud du fait de la taille du restaurant et aussi à ce que la cuisine soit ouverte sur un comptoir. Le propriétaire-chef qui est à PAris depuis 1986 ne parle exclusivement que le japonais dans cette cuisine, une des plus petites de Paris

La carte n'est pas celle d'un japonais sushi classique avec le traditionnel P14 suivi de brochette de chien, il s'agit la de vrai cuisine japonaise, le menu bento en est le parfait condensé regroupant tempura, maki, sushi; boeuf et raviolis. Le poisson est excessivement frais, comme si on l'avait pêché quelques minutes auparavant.


Tous les ingrédients que notre chef utilise sont plus frais que le dernier box logo de chez Supreme ! Le tout préparé devant vos yeux avec un dialecte nippon hurlé comme bande son : vous êtes bien dans une échoppe à Shibuya ou à Ginza. Les filets de daurade, le boeuf au sukkyaki sont également représentés sur cette vaste carte où chaque jour sont dévoilés des plats... du jour (sans trop de surprise).


La rubrique vous recommande le Chirashi à 24 euros, ce qui parait cher pour un Chirashi mais nous autre français sommes généralement habitué à un bol de riz avec du sésame dessus et du poisson pêché en mer du nord, gorgé de mercure ou de matériaux radioactifs si ceux-ci viennent de la baltique. Nous sommes habitués au chirashi basique qui rend malade, celui de Yamato, sakura, ou un autre nom de rest tenu par des chipponais pour faire plus nippon ou encore au chirashi de l'employé de bureau flemmard de chez Sushi Shop ou de chez Matsuri.


 La c'est le St-Graal du Chirashi, un énorme bol d'un riz qu'on ne peut différencier du riz blanc classique, recouvert de petits confetts de nori (algue) et de saumon, thon, daurade, anguille encore une fois d'une fraçicheur idyllique mais surtout avec des oeufs de saumon à profusion.Après après avoir eu l'honneur de mangé ce morceau d'histoire, on est repu et on sort content du restaurant. D'autant plus que le chef vous offfre généralement un déssert à la carte.

L'addition peut être salée si on est un gros mangeur à la carte, mais les amateurs de formules peuvent s'en sortir à 23 euros par tête, ce qui parâit peut-être beaucoup pour un repas mais qui pour un authentique restaurant japonais reste largement acceptable (Moyenne au matsuri pour 1 bon mangeur: 25 euros et chez sushishop : 22).

Moralité : Excellent pour les vrais amateurs des restaurants japonais, une adresse discrète, idéale pour un diner entre amis ou un anniversaire, un vrai moment de gastronomie

Note : 16/20
Prix : environ 25€/ personne
Yuzu, 33 rue de bellechasse, 75007, PARIS




Le coffee Parisien

Dans une de ces petites rues du 6ème, qui, avec l'euro 2016, ont la densité de population d'un pays sud est-asiatique, on peut voir de la rue un café, légèrement encaissé dans le sol, et un peu sombre la journée, mais surtout toujours plein. Entrez ou plutôt "come in" car ce café se veut plus comme un bistro américain qu'autre chose.



Portraits de Kennedy au mur, bruits de cuissons de burgers et des sets de table "liste des présidents des états-unis" caractérisent le lieu : l'ambiance y est hors du temps, on se croirait de l'autre côté de l'atlantique dans les années 60, dans un restaurant que pourrait très bien fréquenter les beach boys.


Au programme, des burgers qui sont la particularité de ce restaurant, il se différencie des burgers à 18 euros que l'on trouve dans tous les cafés, la viande est cuite à la perfection et ne ressemble pas au traditionnel steak haché dans un truc qui ressemble à du pain. Non, là les les ingrédients sont frais, la viande est tendre et accompagnée d'excellentes frites évidemment faites minutes. A tenter, le obamac burger (pas de spoil).

Un festival de clubs sandwiches, de steaks, un tartare mais surtout ce qu'il faut manger au moins une fois quand on entre dans cette enseigne fondée par un américain qui a grandi à Paris : les "Ribs" (ou travers de porcs : attention alerte casher). Très tendres, enveloppée d'une sauce barbecue fameuse, c'est le plat que je vous recommande personnellement de prendre. On se salit les doigts mais pour 13,50 ca vaut le coup, surtout qu'il y a des frites (encore !). En dessert prendre un milk-shake à la vanille fait maison n'est pas la pire des décisions



Il y a toujours beaucoup de monde mais trouver une place reste assez faciles (nombreux comptoirs). Le service assez jeune est d'une efficacité stakhanoviste (les plats n'arrivent pas plus de 10 minutes après avoir commandé) et est très réactif. L'ambiance quant à elle est conviviale, on y croise de tous les ages, de toutes nationalités ( en tout cas pendant l'euro).

Les portions sont copieuses et le mangeur omnivore lambda y est assez vite repu pour une somme modique. Les burger et les plats varient en moyenne en 10 et 14, ajouter 3 euros de plus pour une boisson non alcoolisée, 6 pour un milk-shake.



Moralité : Un très bon déjeuner, un vrai burger place, un endroit abordable et convivial, idéal pour un brunch ou un dejeuner

Note : 16,6 / 20
Prix : 15 €/ personne
Coffee parisien, 6 rue Princesse, 75006, PARIS



La rubrique culinaire lycéenne : présentation du blog

Chers lecteurs, chères lectrices

C'est avec grand plaisir que j'inaugure cette rubrique culinaire qui sera comme son nom l'indique tenue par des lycéens.  Ces dernières années avec le développement du numérique, et d'une forme d'ubérisation des moeurs, les gens et plus particulièrement les lycéens dont je fais partie se déplacent de moins en moins, et découvrent de moins en moins. L'objectif de ce blog, alimenté par des contributeurs hebdomadaires sera de mettre en lumière trois adresses chacune unique et ayant une particularité spécifique qu'aucun autre restaurant n'a. Il nous arrivera également de mettre en valeur des évènements ou des pages qui semble pertinents tels que des festivals, des livres, des expositions ou encore des artistes.

Bonne lecture et bon appétit !

La rédaction